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Jean Desfonds
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Un changement de cap bénéfique !

Jean est tombé tout petit dans le chaudron « Brassens ».
Il est encore enfant lorsque son frère aîné rapporte à la maison un vinyle qui le propulse définitivement dans l’univers du chanteur.
Par la suite, il guette chaque sortie des nouvelles chansons du Sétois et connaît un enchantement toujours renouvelé devant les mots et mélodies que notre moustachu national s’entend si bien à marier, et il gratte ses premiers accords de guitare sur « L’Auvergnat ».

Lorsqu’il devient prêtre, il envoie même à l’ «anticlérical fanatique» un amical faire-part d’ordination !
20 ans plus tard, désenchanté par les ornières ecclésiastiques, il change quelques repères.
Mais l’un d’eux reste solide comme le rocher de Gibraltar : Brassens !

On pourrait être tenté de croire que c’est parce qu’ Ode a de faux airs de Püppchen (la compagne de Brassens)… ou bien parce qu’elle aussi, passe son temps à écrire des chansons… qu’il la croise un jour, la « reconnaît » et l’épouse !

Devenu responsable d’un Centre d’Accueil et d’Insertion pour S.D.F., il constate qu’il côtoie tous les jours ceux qui hantent l’œuvre du Sétois :
la fine fleur, l’élite du pavé,
des besogneux, des gueux, des réprouvés,
d
es mendiants rivalisant de tares,
des chevaux de retour, des propres à rien,
ainsi qu’un croque-note, un musicien….
Il écrit alors « La visite de l’Ami Georges » ou « Brassens chez les oubliés » où il met en relief le regard particulier du poète sur les gens du bas de l’échelle, les oubliés du bonheur...


Aujourd’hui écrivain public aux prisons de Lyon, il prolonge cet ouvrage par des conférences musicales où il chante et raconte le Brassens qu’il aime …
Il a en effet la conviction que l’œuvre du poète n’a pas pris une ride malgré son demi-siècle et qu’elle peut toucher juste, émouvoir, faire réfléchir, des gens de tous âges et de toutes conditions.
Il n’est même pas loin de penser que c’est faire œuvre de salubrité publique que de la diffuser !

Pris sous un charme en stéréo entre chansons de Brassens et chansons d'Ode, il espère faire encore longtemps découvrir les unes comme les autres…

Avec, peut-être, votre complicité ?


parce que ça va mieux en le chantant !